Qui sommes-nous ?

Les Voix des Garennes

Dans le courant de 1991, Colette Sancy, qui cherchait depuis quelques temps sans succès un groupe vocal centré sur le chant traditionnel, décide d’en créer un elle-même. L’objectif est de partager le plaisir de chanter en groupe des chants traditionnels venus de différents pays, dans une atmosphère conviviale et un cadre informel, et dans le respect de la tradition populaire.

Il s’agissait surtout au départ de quelques amis qui en profitaient pour se voir, boire, manger, rire et partager… ce qui n’était nullement contradictoire avec l’esprit des chants entonnés ensemble. Ce groupe se réunissait (et se réunit encore parfois, en dépit du nombre croissant de ses membres) chez Colette, à Watermael-Boitsfort, au 45 de la rue des Garennes… d’où le nom du groupe.

Même si peu de membres « fondateurs » font encore partie du groupe, même si le nombre de membres a grandi de manière spectaculaire, même s’il a fallu se tourner vers des lieux plus aptes à ces rencontres (les Écuries de la Vénerie hébergent désormais la plupart des répétitions), l’esprit de départ est en grande partie resté. En témoigne l’habitude d’amener de quoi boire et manger aux répétitions – sans obligation, mais toujours dans la droite ligne de l’objectif consistant à célébrer un moment ensemble, autour du chant traditionnel dont c’est bien souvent la fonction principale !

Des sources diversifiées

La rencontre avec Giovanna Marini fin 1992 a agi comme un catalyseur extrêmement puissant. Le groupe s’est ouvert dans de multiples directions: ouvert à d’autres chanteuses et chanteurs, à d’autres répertoires et à d’autres exigences tant au niveau de l’esprit qu’au niveau technique. Cette rencontre s’est en quelque sorte perpétuée par la participation de quelques Voix des Garennes au cours donné mensuellement à l’Université de Paris-VIII (campus de St-Denis), une source extrêmement riche contribuant actuellement pour la plus grande partie du répertoire « méditerranéen » des Voix des Garennes. Une source malheureusement tarie, puisque le cours s’est arrêté en juin 2000. Mais les contacts noués au cours des années sont bien là: d’autres groupes similaires ont été créés en France par des anciens participants au cours, des liens personnels se sont établis entre participants français, italiens, suisses et belges… et ils perdurent! Le contact avec Giovanna elle-même n’est d’ailleurs pas rompu.

Mais d’autres sources se sont donc ouvertes, par le biais des stages organisés par Testaccio-Belgique: Evelyne Girardon a ainsi apporté une somme de chants traditionnels et populaires francophones (France et Québec principalement). D’autres chants italiens, géorgiens, russes, albanais, espagnols, etc. sont venus de la même manière enrichir le répertoire traditionnel, qui comprend également quelques chants religieux. Un CD est en cours de réalisation, reprenant une vingtaine de chants particulièrement représentatifs du répertoire – il devrait être disponible avant la fin de l’année.

Le groupe s’exprime de plus en plus fréquemment lors de sorties semi-privées (concerts à la demande de groupements d’animation) ou franchement publiques (Zinneke Parade, notamment). Des associations transfrontalières se sont même mises en place autour de répertoires communs, surtout avec le groupe parisien CubiLibre (mi-choral, mi-fanfare) et le Chœur et Fanfare de la 3ème Rive, à Ménilles en Normandie: participation commune aux manifestations altermondialistes de Bruxelles en décembre 2001, ainsi qu’à la Zinneke Parade (2002 et 2004).

Un groupe à géométrie variable

Parallèlement au groupe vocal principal, se sont développés des sous-groupes plus spécifiques encore. Certains ont étudié l’un ou l’autre chant particulier, puis se sont refondus dans le groupe principal, mais deux d’entre eux perdurent actuellement: le groupe « Chants de Lutte » et le groupe dit « des Hommes ».

Le groupe des chants de lutte maintient le répertoire du chant revendicatif et protestataire, et s’est exprimé p.ex. aux Forges de Clabecq, ou lors de la fermeture de Renault-Vilvoorde, ainsi qu’à diverses manifestations anti-guerre ou de soutien à la Palestine, et plus récemment dans le cadre de « Extrême-droite, non merci ».

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